Haumont
août 28th, 2008 by videodilePosted in Dessins Humoristiques | No Comments »
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Elle marche, elle avance, elle est en mouvement. A peine apparaît-elle, on est à ses côtés, on sait qu’on ne pourra plus la quitter. On est bien chez les Dardenne.Dans leur cinema de l’urgence de vivre où l’argent à la fin ne justifie pas les moyens, où la culpabilité n’est pas une affaire de Dieu mais question d’humanité. Jean Pierre et Luc Dardenne collectionnent les récompenses cannoises, deux Palme d’or, deux Prix d’interprétation et cette fois le Prix du scénario. Belle, tendue, fermée, ne souriant jamais, Lorna est arrivée à Liège venue d’Albanie. Lorna veut des papiers, veut devenir belge, acheter sa liberté. Ce sera cher, trop cher. D’abord un mariage blanc avec un pauvre petit camé, Claudy (Jérémie Renier, boulerversant). Pas le temps de divorcer, Fabio (Fabrizio Rongione) a un autre plan, plus radical. Lorna peut vite devenir veuve pour épouser un mafieux russe prêt à payer gros pour devenir belge à son tour… Tout ce qu’on demande à Lorna, c’est de se taire. Coupable, oui son silence est coupable. C’est un véritable suspense émotif qu’on est alors confrontés. Quel sera le prix d’une parole assumée, le prix exorbitant de la dignité retrouvée ? Arta Dobroshi, née au Kosovo est Lorna. Ce n’est pas une débutante, mais son talent, sa présence, son total dévouement à son personnage, elle rejoint les éblouissantes débutantes qui chez les frères Dardenne l’ont précédée, ses petites soeurs courage, Rosetta (Emilie Dequesne) ou la Sonia de l’Enfant (Deborah François). Lorna est seule, traquée, dans les bois. Claudy est mort mais il est en elle puisqu’elle porte son enfant, elle parle à cet enfant. On peut bien lui dire qu’elle n’est pas enceinte, cela ne change rien. Comme toujours chez les Dardenne, à la fin, on ne sait pas. Pas de conclusion, pas de consolation. A nous de choisir, de répondre comme on veut, comme on peut à notre désir lâche et doux d’espérance, de croire à cet enfant qui n’existe pas. De croire à l’avenir de Lorna.
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Pas de trêve estivale pour les adversaires de la couverture maladie universelle (CMU). Courant juin, en toute discrétion, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a publié une circulaire autorisant les médecins à porter plainte contre les patients qui en bénéficient et dont le comportement serait jugé abusif. Des rendez-vous manqués, des retards, des traitements interrompus, et hop, les droits pourraient être suspendus.
“Quelle étude a apporté la preuve que ces comportements abusifs seraient plus fréquents chez les bénéficiaires de la CMU que chez les autres assurés ? s’indigne Philippe Foucras, fondateur du Collectif des médecins généralistes pour l’accès aux soins, qui vient de révéler l’affaire. Aucune !”
En 2006 déjà, il avait révélé que certains médecins refusaient les soins à leurs patients bénéficiaires de la CMU. Saisie, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) a confirmé le caractère discriminatoire des refus. Cette fois, la Cnam entre en scène. La Halde a été saisie. “Pour la Caisse, les pauvres sont forcément des tricheurs mal élevés.”
Consternant
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Lorsqu’elle prend le train, Fadela Amara a une obsession : être assise dans le sens de la marche, car elle déteste avancer à reculons. Comme secrétaire d’Etat à la Ville, elle a plutôt tendance à reculer en croyant avancer.
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Entre les numéros d’équilibristes pour ne pas froisser Pékin, et les véritables spectacles de clowns lors de leurs déclarations d’amour au régime chinois, les chefs d’Etat ont disputé avant l’heure, les jeux Olympiques. A cette nuance près que leur prestation était plus proche du cirque que du sport.
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Le directeur général de la banque BNP-Paribas, Baudouin Prot, se veut rassurant : “La crise continue, mais elle prend un tour moins alarmant.” C’est un peu comme si l’on disait d’une personne en train de se noyer qu’elle va couler moins vite que prévu.
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Tensions dans l’équipe, conditions de vies exécrables, météo taquine… Après le flop de Gothika, la nouvelle expérience hollywoodienne de Mathieu Kassovitz s’est faite dans la douleur.
“C’est surement l’un des tournages les plus difficiles de ma carrière : long, électrique et aux conditions dures. Mais le résultat me console. Le film est formidable”. La star chinoise de 46 ans, Michelle Yeoh nous confirme les bruits de couloir d’une production pas comme les autres : Babylon A.D. le nouveau long-métrage très attendu de Mathieu Kassovitz, inspiré du roman d’anticipation de Maurice G. Dantec, Babylon Babies. Malgré l’échec cuisant de Gothika, sa première expérience hollywoodienne, Mathieu Kassovitz a la niaque, et surtout un seul objectif : conquérir les Etats-Unis. Comme caution, le Frenchy fait appel au musculeux acteur américain Vin Diesel pour attirer les ados de l’Oncle Sam dans les salles. Après des tractations âpres, le réalisateur de La Haine convainc les producteurs de la Fox aux USA de coproduire ce film qui atteint le confortable budget de 60 millions de dollars. Kassovitz pense avoir fait le plus difficile en réunissant l’argent. Mais son rêve de tourner “à sa manière” un blockbuster va se transformer en cauchemar. Les cinq mois de tournage se sont déroulés, à l’instar de l’atmosphère du film, sur fond d’apocalypse. Ambiance dans l’équipe déplorables, conditions piteuses, météo capricieuse…
Tournage sous haute tension
Et le petit Français ne se serait pas fait que des amis sur le plateau. Ainsi, Vin Diesel n’aurait pas du tout digéré la réalisation “made in Kassovitz”. Ce que Michelle Yeoh nous confirme : “Il y a eu pas mal de frictions entre eux, Vin est une star hollywoodienne. Or, Mathieu s’adresse aux acteurs comme il s’adresse aux techniciens, il est très direct”. C’est pourtant Mathieu Kassovitz qui imposa Vin Diesel, alors que les producteurs préféraient… Vincent Cassel. Cette atmosphère ultra-tendue a été, pour ne rien arranger, exacerbée par des conditions de vie difficiles pour des stars habituées au confort des hôtels de luxe. “Nous logions dans des hangars aménagés”, grimace Michelle Yeoh, transformée en nonne de combat pour le film. A cela se sont ajoutés les caprices de la météo. A Prague, l’équipe devait tourner dix jours sous la neige. Mais la capitale tchèque, habituellement tapissée d’un beau manteau blanc en cette saison, a connu début 2007, son hiver le plus chaud depuis deux siècles ! Certains acteurs, comme Charlotte Rampling, ont ainsi quitté le tournage, en attendant l’arrivée des flocons. Résultats : le film a pris un mois de retard, le budget n’a cessé de gonfler, Hollywood s’est inquiéter (les décideurs américains se sont même rendus sur le tournage) et Kassovitz s’est énervé, allant jusqu’à boycotter totalement la promotion du film.
Au fait, comment dit-on apocalypse en anglais ?
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C’est le plus grand des voleurs, oui mais c’est un emmerdeur - du moins lorsqu’Arsène Lupin se décline au cinéma ! En 2004, lors de la sortie du long-métrage de Jean-Paul Salomé mettant en scène le fameux “gentleman cambrioleur” de Maurice Leblanc, bon nombre de spectateur avaient en mémoire le sémillant Georges Descrières, dont les aventures (actuellement rediffusées sur la chaîne Vivolta) fascinèrent les foules, entre 1971 et 1974 sur la seconde chaîne. Malgré son talent, le jeune Romain Duris ne pouvait supporter la comparaison avec son illustre aîné. D’une manière générale, et à de rares exceptions près, les adaptations de séries télé légendaires au grand écran déçoivent les fans. Doit-on prophétiser l’echec du film The X-Files : I Want To Believe, qui vient de sortir sur les écrans français ? Peut-être pas. Car contrairement aux autres adaptations, la Fox a décidé de conserver les acteurs vedettes de la série (David Duchovny et la belle Gillian Anderson) dans le long-métrage. Car, le public est d’abord attaché aux personnages, dont aux acteurs qui les incarnent.
Le détective Vidocq demeurera dans l’esprit collectif Claude Brasseur (et non Gérard Depardieu, malgré son excellente interprétation dans le film de Pitof sorti en 2001) ; la “sorcière bien-aimé” ne saurait être qu’Elizabeth Montgomery, et non Nicole Kidman, qui l’interprète dans le film de Nora Ephron. Et que craindre de James Brolin, censé incarné l’affreux J.R dans la prochaine adaptation de Dallas (de Betty Thomas, sortie prévue en 2009), en lieu et place de l’inimitable Larry Hagman ? L’autre explication de ces échecs à répétition tient à l’impossible transposition d’une série dans un format de long-métrage. Exemple le plus emblématique : le film Espace détente, calqué sur la cultissime série “Caméra café” de Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h.
Reste que le scénario inverse, les succès du grand écran adaptés en séries, aboutissent souvent à un résultat aussi catastrophique.
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C’est l’histoire d’une révolte qui fait boule de neige sur le Net. Dans la torpeur de l’été, plus de 80 000 personnes ont signé la pétition initiée par des dizaines d’associations, dont la Ligue des droits de l’homme, contre le fichier “Edvige” créé par un décret paru au journal officiel le 1er juillet. Cet outil du ministère de l’Intérieur établit un fichage des opinions et invente une nouvelle délinquance potentielle. Il entend permettre à la police de recenser, dès l’âge de 13 ans, des personnes jugées “susceptibles de porter atteinte à l’ordre public” ainsi que les personnes jouant “un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif”. Le succès de la pétition est d’autant plus remarquable que les principaux dirigeants de la gauche ont été sur le sujet, comme sur tant d’autres, particulièrement discrets. Signe des temps, et de leurs convictions flageolantes, sans doute les responsables du PS redoutent-ils d’être renvoyés par l’UMP dans le camp de “l’angélisme” s’ils osaient se dresser contre cette initiative caricaturale du sarkozysme policier.
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UN FILM QUI A TOUT POUR DEVENIR CULTE
Un acteur qui pète les plombs, un autre qui meurt à la fin du tournage, un scénario top secret et un budget pharaonique (180 millions de dollars). Tous les ingrédients sont là pour marqué l’année ciné.
Un défi presque impossible à relever
Après Tim Burton en 1989 et 1992 et Joel Schumacher en 1995 et 1997, Christopher Nolan avait posé en 2005 les bases d’un nouveau Batman, plus sombre et réaliste. Son Batman Begins laissait entrevoir les jeunes années de Bruce Wayne, ses traumas et donc, la construction de ce héros. Bref, entre les premiers films tournés vers l’action et le très introspectif Batman Begins, on pensait avoir bouclé la boucle de la série. C’est mal connaître Christopher Nolan.
Un Batman aussi sombre que son interprète
Dans le rôle du héros, Nolan reprend Christian Bale, l’acteur qui succède à Michael Keaton, Val Kilmer et George Clooney, est de loin le plus charismatique et le seul à donner une densité intrigante au rôle.Et la vie privée de l’acteur va servir la noirceur du film : le 22 juillet dernier, Bale est interrogé par la police londonienne à la suite d’une plainte déposée par sa mère et sa sœur pour coup et blessures. L’incident aurait eu lieu dans la suite de l’hôtel qu’ils occupaient à l’occasion d’une avant-première…
Un Joker déchirant
Face à Batman, Nolan convoque le Joker, son ennemi intime, incarné dans le premier épisode par Jack Nicholson. Un temps envisagé, Jude Law est écarté au profit de Heath Ledger un jeune acteur qui crève l’écran dans Le Secret de Brokeback Mountain. Livrant une prestation déchirante en Joker, convaincu de la vanité de l’existence, l’acteur va hélas « nourrir » la sombre légende du Dark Knight. Le 22 janvier dernier, le comédien de 28 ans est retrouvé mort dans son appartement new-yorkais : absorption massive de médicaments. En septembre 2007, un autre drame vient endeuiller la production : un cascadeur se tue au volant de la batmobile lors d’un essai pour une scène…
Un scénario top-secret
Tournage interdit au public et aux journalistes, scénario jalousement gardé, la rumeur d’un film mythique commence à gronder sur Internet dès 2006. Soucieux de maintenir le secret autour de leur blockbuster à 180 millions de dollars, les studios Warner ont invité Christopher Nolan à la prudence. Pour convaincre les acteurs, la production fait livrer un premier scénario par porteur, qui a pour mission de ne pas lâcher l’acteur pendant sa lecture… et de reprendre illico le script une fois lu.
Une réussite artistique… et financière
Crépusculaire et magnifique, le film dépasse toutes les attentes. Depuis sa sortie le 18 juillet aux Etats-Unis, le box-office explose. Il récolte 314,2 millions de dollars de recettes en dix jours. Les critiques crient au chef-d’œuvre. Une pétition circulerait à Hollywood pour qu’un oscar soit accordé à Heath Ledger à titre posthume.
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