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Autocritique publique

octobre 20th, 2008 by videodile

Belle phrase de Christine Lagarde, ministre de l’Economie : “Nous proposons d’opposer la solidité de l’Etat à la volatilité des marchés”. Jusque-là, Christine Lagarde proposait plutôt d’en finir avec la rigidité de l’Etat pour favoriser la liberté des marchés. C’est fou ce que l’on peut changer !

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Inquiétudes (s)

octobre 20th, 2008 by videodile

Titre lu dans le Parisien, à propos de la crise : “Les plus riches sont les plus inquiets”. Les plus pauvres le sont en permanence, ce qui les prémunit contre les crises cycliques.

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Une PME dynamique

octobre 20th, 2008 by videodile

René Dosière, député PS, révèle qu’en dépit de la récession une entreprise est capable d’embaucher et d’augmenter les salaires. Ainsi, une PME qui compte 98 salariés s’apprête-t-elle à les augmenter de 20 %, après une hausse de 26,7 % l’an dernier. L’entreprise en question, c’est l’Elysée. Son chef, Nicolas Sarkozy, est partisan d’une réduction drastique des dépenses publiques.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais…

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La marchandisation du monde à la conquête du temps

octobre 17th, 2008 by videodile

Xavier Bertrand, avec sa proposition de favoriser le travail le dimanche suivie de celle d’ouvrir des crèches 7 jours sur 7 vient de relancer le débat sur le temps de travail. Mais cette fois, il ne s’agit plus du travailler plus pour gagner plus, mais d’un nouveau slogan «gagner plus en travaillant hors des horaires normaux de travail» qui pose d’autres questions.

Le «travailler plus pour gagner plus» était critiquable parce qu’il induisait un arbitrage entre les heures supplémentaires et les créations d’emploi pouvant être vecteur de chômage, et surtout parce que ce slogan, s’il est vrai au niveau de l’individu, ne pouvait pas l’être, sauf de manière marginale, au niveau de l’économie toute entière.

Ici, il s’agit bien d’augmenter globalement la quantité de travail en étendant la sphère de l’activité salariée à toutes les plages de temps. Aujourd’hui on parle du dimanche. Bientôt on parlera de la nuit et de services ouverts sept jours sur sept. Plus qu’une question économique, il s’agit d’un choix de civilisation.

Le marché est un redoutable conquérant. Après avoir conquis l’ensemble de la planète et converti quasiment toutes les économies à ses lois, après avoir ramené la sphère publique à la portion congrue, il est désormais à la conquête du temps libre. Le dimanche, le soir, la nuit sont ses nouveaux terrains d’expansion. S’il y a des besoins, il doit y avoir moyen d’y faire du fric !

Sur le plan strictement économique, l’équation n’est pas si évidente.

La proposition s’appliquant essentiellement à l’économie de la consommation, on peut affirmer sans trop de difficultés que ce n’est pas parce que les consommateurs auront plus de temps pour acheter qu’ils auront plus d’argent à dépenser. Il y a donc tout lieu de penser que, globalement, le chiffre d’affaires qui se fera dans les nouveaux espaces temporels se fera au détriment de l’activité sur les temps classiques. Néanmoins, on peut aussi voir dans l’abolition de toutes limites temporelles au temps marchand, une source d’accroissement de l’offre comme de la demande : nouveaux besoins, nouveaux services, nouveaux emplois, nouvelles activités. Le PIB pourrait donc augmenter mécaniquement sans avoir à faire de gains de productivité, comme lorsque le volume de la population active augmente. C’est douteux, mais l’hypothèse se tient. 

Progrès ou régression ?
À supposer que cela soit vrai, l’enjeu est pourtant ailleurs. Il s’agit de savoir si la désynchronisation des temps est un progrès civilisationnel ou une régression.

Notre modèle d’organisation du temps de travail actuel fait que nous travaillons tous en même temps, (exception faite du commerce qui travaille le samedi). A l’âge agricole et industriel, cette synchronisation des temps de travail ne se discutait même pas. Le travail occupait tout le temps disponible. Aujourd’hui, dans nos économies de plus en plus axées sur la consommation et les services, c’est plus délicat. Le temps libre n’est pas seulement consacré au repos, à la famille ou à la religion. Il est l’espace d’expression de l’agent économique numéro un : le consommateur. Et celui-ci demande à ce que les services soient disponibles lorsqu’il en a besoin, entre midi et deux, le soir, le week-end et pourquoi pas la nuit.

Lors des élections municipales, on voit souvent des listes d’allumés qui proposent l’ouverture de crèches de nuit, voire qui promettent une ville ouverte 24 heures sur 24. Comme si ces conventions horaires petites bourgeoises étaient la dernière des oppressions dont il faudrait libérer l’individu. Se lever le matin, manger à midi, se coucher le soir, faire ses courses le samedi, se reposer le dimanche. Tous ensemble, tous pareil, tous en même temps, quelle horreur ! Casser les ultimes codes qui font encore d’une masse d’individus, une société, voilà une attitude révolutionnaire !

Pour justifier leurs drôle d’utopie, ces nouveaux aménageurs du temps se font des adeptes de la pensée zéro. La désynchronisation des temps est une réalité. On n’a pas à juger. Juste s’y adapter : «Puisqu’on propose des emplois à temps décalés aux femmes, il faut ouvrir des crèches le soir et le week-end.» Et les gosses, quand est-ce qu’ils voient leur mère ?

L’ouverture des activités marchandes sept jours sur sept et 24 heures sur 24 est effectivement dans la logique du système. Elle se prévaut d’arguments économiques et répond à une demande sociale, d’autant plus réelle qu’elle est artificiellement suscitée par un effet de domino. Plus les temps sont déstructurés, plus ils appellent de déstructuration.

Un jour, on se souviendra sûrement avec nostalgie de l’époque où les nuits étaient noires et silencieuses, où les dimanches étaient morts où il y avait des heures de pointes parce que tout le monde faisait tout en même temps, où l’on pouvait faire la fête le samedi parce que personne ne travaillait le lendemain, où l’on pouvait prendre une demi journée de RTT pour se débarrasser des formalités et se libérer le week-end. On se dira que c’était le bon vieux temps…

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Dati cernée par ses troupes enragées

octobre 16th, 2008 by videodile

En un an et demi à la Chancellerie, Rachida Dati a réussi à mettre tout le monde d’accord… contre elle. Plus rien ne passe. Elle fait faux bond au congrès de la très sage et modérée Union Syndicale des magistrats ? Voilà l’organisation qui hurle “au mépris”, à la “lâcheté”. D’ordinaire fort obéissant, les directeurs de taules bondées se rebellent aussi. Leur dernière rencontre avec la ministre -uniformes exigés- a tourné au cauchemar. “Elle s’est trompée dans ses fiches, a répondu de côté ! Elle se fout de nous, c’est consternant !” selon les participants, accablés et furieux. D’habitude silencieux, leur syndicat tire maintenant à boulets rouges sur la garde des Sceaux.

Pour une fois tous unis, surveillants et éducateurs boycottent avec fureur toutes les commissions paritaires et fustigent violemment “le tout-carcéral”, “les ordres contradictoires”, “une politique folle et dangereuse”. Le comble de la rage a été atteint après le suicide d’un gamin de 16 ans, le 6 octobre, à la prison de Metz. La procureure ayant -assez légèrement, d’ailleurs- signé l’ordre d’incarcération sans rencontrer le prisonnier a fini en accusée, interrogée pendant des heures et dans la nuit par les services de Dati et sur son ordre. Incohérence ou hallucination ? N’est-ce pas cette même Dati qui a fait voter les lois facilitant la détention des enfants et veut encore durcir les sanctions qui les frappent ? La même qui, quatre jours après ce suicide, réclamait encore publiquement “la plus grande fermeté” envers les jeunes délinquants ? Et se félicitait que l’on puisse, grâce à son oeuvre, leur coller des peines planchers. Comme aux grands ? “Indécence”, ont hué les magistrats. Ou grand-guignol ?

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Betancourt, Prix Nobel de l’après

octobre 16th, 2008 by videodile

A trop regarder du côté de la Vierge, ça devait arriver. Jeudi 9 octobre, Ingrid Betancourt s’est vue Prix Nobel de la paix avant l’heure. Conférence de presse programmée pour le lendemain dans le palace parisien Meurice, interviews télé calés à l’avance, communiqués triomphants « sous embargo » expédiés aux rédactions… : tout était fin prêt pour le grand jour du Seigneur.Déjà en transe, l’un des comités de soutien de l’ex-otage, Agir avec Ingrid, avait expédié un topo aux journaux qui débutait ainsi :« En attribuant le prix Nobel de la paix à Ingrid Betancourt, le comité Nobel a décidé d’adresser un message fort aux preneurs d’otages et aux terroristes ». Et, au cas où certains auraient douté du bien fondé de la récompense, le porte-parole Hervé Marro, lui, avait explication : « Le prix Nobel de la paix est remis à Ingrid Betancourt au motif de ses combats menés en Colombie avant son enlèvement (…), de son irréductible engagement en faveur d’une Colombie pacifiée. »Certes, c’est un peu léger, mais le collectif avait d’autres arguments : « Le prix Nobel de la paix est également attribué à Ingrid car elle est l’incarnation du drame international de la prise d’otage (…). Inévitablement, ce prix doit inviter à la réflexion des puissants de ce monde… »Las, il n’invitera pas à grand-chose : le lendemain à 11 heures, alors que sainte Ingrid faisait déjà route vers l’hôtel Meurice, le Nobel et son million d’euros ont été attribué à un médiateur international qui a parcouru l’Afrique, l’Asie, l’Europe, le Moyen-Orient pendant des années, pour arracher des accords de paix : l’ex-président finlandais Martti Ahtisaari. Commentaire du « très déçu » Olivier Roubin numéro deux de
la Fédération internationale des comités Betancourt, à propos de ses préparatifs un peu hâtifs : c’était pour « faciliter le travail des médias au cas où, et non parce que nous pensions que la victoire était acquise ». 

Courage mon fils, il reste la canonisation !

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Le bonheur est dans le prêt ?

octobre 16th, 2008 by videodile

Supermanne… 

OMNIPRESIDENT, c’est métier à plein temps, mais sauver le monde du gouffre financier et, dans la foulée, « refonder le capitalisme », voilà carrément un boulot de super-héros. Il faut en effet quelques pouvoirs surnaturels pour réussir à sortir d’un coup d’un seul 360 milliards d’euros alors que « les caisses sont vides ». Et il en faut encore plus pour se porter, au nom de l’Etat, garant des banques alors que le Premier ministre considérait, voilà peu, ledit Etat comme « en situation de faillite sur le plan financier ».Mais à  SuperSarko rien d’impossible ! Un plan à 360 milliards et sans le moindre « impact direct sur les finances publiques », promis-juré. C’est magique.Certes, le plan en question est entièrement copié sur celui de Gordon Brown, mais SuperSarko a été prompt à se l’approprier et à poser en sauveur de la planète financière en se plaçant comme le deus ex machina du plan européen de 1700 milliards d’euros. Presque trois fois plus que le plan Paulson, les super-héros américains peuvent aller se rhabiller, ils ont trouvé leur maître, l’homme qui va relancer « un capitalisme d’entrepreneurs pour jeter les bases d’un autre système financier » ! C’est grand, c’est généreux, c’est beau, et même un rien mégalo.Mais le problème, pour les super-héros, c’est qu’ils finissent, à un moment ou a un autre, par être rattrapés par une réalité contre laquelle leurs superpouvoirs sont sans efficacité. Or, pour SuperSarko, ce réel qu’il s’ingénie à fuir en utilisant habillement la crise afin de le reléguer au second plan, même s’il n’en parle pas, n’a évidemment pas disparu. 360 milliards d’euros virtuels sous forme de garantie, c’est bien gentil. Mais 1250 milliards d’euros de dette publique, c’est du concret.Un gouffre que vont encore creuser les 40 milliards que l’Etat peut injecter dans les banques. Or, même les super-héros ne l’ignorent pas, plus la dette est lourde, plus les intérêts le sont et, au bout du compte, plus le contribuable en fera les frais.Mais, on l’aura compris, le bout du compte n’est pas le problème du moment de notre superomniprésident de France, d’Europe et presque du monde entier. Un super-héros s’échine à sauver le globe de la ruine et voilà que les gagne-petit viennent l’importuner avec des histoires d’augmentation d’impôts, de baisse du pouvoir d’achat ou d’ « économie réelle ». Des défaitistes qui ne comprennent rien à la haute finance et n’ont pas le sens des priorités.Ainsi, « la mobilisation pour l’emploi », qui, la semaine dernière, était encore « prioritaire » ne l’est plus. C’est une « question de tempo », a précisé l’Elysée pour expliquer l’annulation d’un voyage dans les Ardennes. L’heure est à « l’intervention sur le front bancaire », plus au président de l’emploi ou à celui du pouvoir d’achat. Il faudrait voir à ne pas confondre économie mondiale et l’économie locale.SuperSarko en est à essayer de profiter d’un voyage au Canada pour faire un saut à Washington et parler de sa refondation du capitalisme à Obama, et des fâcheux viennent l’embêter avec un voyage à Rethel. C’est comme les mesquins qui, à propos des déficits publics, s’inquiètent de ses engagements d’un retour à l’équilibre en 2012. Ceux-là n’ont rien compris ni aux anciennes promesses électorales ni au nouveau capitalisme réinventé de notre super-héros supersurendétté !!

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Comment dépenser 360 milliards qu’on n’a pas

octobre 14th, 2008 by videodile

Quand l’Etat est en faillite, comment fait-il pour garantir 320 milliards de prêts et injecter 40 milliards de capitaux dans le secteur des banques et assurances ? La réponse de Christine Lagarde : en jouant au banquier et en s’endettant un peu plus!

 

L’Etat a beau être en « faillite », selon le Premier ministre, pratiquer les réductions budgétaires et les économies de bouts de chandelles dans les ministères, le gouvernement a sorti de son chapeau la bagatelle de 360 milliards d’euros dans le cadre du plan de sauvetage du secteur financier présenté par le président de
la République lundi 13 octobre. Pour le gouvernement, ce plan, destiné à « assurer le financement de l’économie et restaurer la confiance », ne créera pratiquement pas de déficit public ni de dettes supplémentaires. Voire. D’un côté l’Etat s’endettera bel et bien et de l’autre il jouera au banquier en prenant de très gros risques.

40 milliards pour recapitaliser les banques

Premier mécanisme mis en place : pour sauver une banque en difficulté (comme récemment Dexia) l’Etat pourra lui apporter du capital. Il pourra aussi lui apporter des « quasi-fonds propres », afin de renforcer leurs ratios de solvabilité (le rapport entre les fonds propres et les capitaux prêtés à l’extérieur). Pour ce faire, l’Etat a créé une société de prise de participation de l’Etat. Celle-ci empruntera jusqu’à 40 milliards d’euros sur les marchés, avec la garantie de l’Etat. Ces 40 milliards d’euros seront comptabilisés dans la dette publique. Si en revendant un jour les participations dans les banques, l’Etat ne touche pas au moins 40 milliards (plus l’inflation), ce seront nos enfants qui payeront la différence.

Le refinancement : 320 milliards d’euros de dynamite
Le deuxième mécanisme est un peu plus tordu. L’Etat se propose de prêter aux banques à court et moyen terme jusqu’à 320 milliards d’euros. Là aussi, il passe par une société ad hoc, dont l’actionnaire sera l’Etat, qui n’a pas encore de dénomination. Cette société empruntera sur les marchés financiers jusqu’à 320 milliards, là aussi avec la garantie de l’Etat. 

Elle prêtera ensuite aux banques afin que celles-ci puissent à leur tour prêter aux entreprises, aux particuliers et aux collectivités. En contrepartie des sommes empruntées, les banques ou compagnies d’assurances gageront des créances: prêts immobiliers, prêts à la consommation, emprunts d’entreprises certifiées, etc.

Sur le papier, l’Etat n’est pas endetté: c’est la société créée pour l’occasion qui fait tampon et absorbe le coût. Si toutes les banques et assurances tiennent bon, tout va pour le mieux. Cela peut même rapporter de l’argent puisque la société tampon emprunte peu cher (grâce à la signature de Mais, si un établissement vient à faire défaut et ne peut rembourser quelques millions, voire quelques milliards, la garantie contractée par l’Etat se transforme instantanément en dette. Pour couvrir ses finances, il ne dispose alors que des créances mises à disposition par la banque, pas forcément très fraîches ni faciles à récupérer, le risque potentiel s’élève à 320 milliards, alors que la dette publique est déjà de 1300 milliards d’euros.

Parmi les bons clients de l’affaire, certains ont déjà flairé
la Caisse d’épargne : actuellement en difficulté, la banque aurait, selon le Canard Enchaîné, au minimum besoin de 6,5 milliards pour reconquérir les 8,5% de ratio de solvabilité minimum. Nul doute que les Caisses se présenteront au nouveau guichet de l’Etat. Un grand bol d’air pour les aventuriers des fonds perdus ! l’Etat) et prête plus cher aux banques.  

 

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Crise : Sarkozy au pain sec et à l’eau

octobre 14th, 2008 by videodile

Après une hausse spectaculaire des dépenses de l’Elysée, le Président est, lui aussi, frappé par la crise. Pour 2009, le Château se voit contraint de prendre le tournant de la rigueur. Le Président n’a pas pour autant renoncé à tous les atours du pouvoir.  Le président de la République aurait-il pris conscience de l’ampleur de la crise qui frappe l’économie mondiale? Après une augmentation de 2,5 millions d’euros (+8,4%) au cours de l’année 2007 - du jamais vu depuis 2003 - « en 2009 les dépenses de l’Elysée seront soumises à la règle du zéro volume », selon la lettre Profession politique. C’est dire si l’heure est grave.
Dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy, trois postes de dépenses avaient explosé : les frais de personnel (+10,9%) par suite des nombreux recrutements effectués par le président ; les travaux d’entretien de l’Elysée étaient passés de 1,9 à 3 millions d’euros, soit une hausse de 53%.
Enfin, la rémunération du président de la République a connu, dès 2007, une première et discrète augmentation : « La dotation présidentielle - en fait l’argent de poche du président – passant selon le député PS René Dosière de 101.125 euros à 130.638 euros (+29%)».

Coupes sombres dans les charges de personnels
Mais tout ça, c’était le bon temps. L’Elysée prend désormais le tournant de la rigueur. Les documents budgétaires évoquent même un « plan d’économies ». Christian Frémont, le directeur de cabinet du président aurait prévu de tailler plus particulièrement dans les dépenses de personnels « en encourageant la mobilité et en rognant un peu sur les effectifs : les charges de personnels représentent près de 70 millions d’euros sur un total de 112 millions ». Fini de jouer, donc, pour le personnel de l’Elysée.
En revanche, pendant la crise, le tourisme présidentiel continue. Nicolas Sarkozy n’a pas renoncé à s’offrir son coucou personnel : un Airbus A330 transformé en avion VIP. A sa décharge, le Président a la bougeotte. Au cours des douze premiers mois de son mandat, il avait déjà effectué davantage de voyages à l’étranger que ses trois prédécesseurs réunis…  

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Sarkozy hué, TF1 et France 2 n’ont rien entendu

octobre 14th, 2008 by videodile

Que c’est-il passé le vendredi 3 octobre au Palais omnisports de Bercy ? Pour TF1 et France 2, rien de très exeptionnel. Ce jour-là, Nicolas Sarkozy était attendu par 12000 apprentis européens, réunis à l’initiative d’Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat et des PME, et en présence d’une belle brochette de ministres. Jusqu’ici tout va bien. Sauf que l’annonce de la visite présidentielle par Christine Kelly, la présentatrice de LCI qui menait le show, a été copieusement sifflée par une partie de l’assistance. Rendant compte de “l’événement”, TF1 a couvert les huées par le commentaire du journaliste. Et France 2 a zappé la scène, préférant se concentrer sur l’itinéraire parfait d’un apprenti fleuriste. A la dernière minute, Nicolas Sarkozy a annulé sa rencontre avec les jeunes, trop occupé, paraît-il, à la préparation du minisommet du G4.

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